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MENACE II SOCIETY: L’OUVERTURE QUI DONNE LE TON

Menace II Society qui doit choquer, car le choc est sa raison d’être. Mieux que personne, les Hugues ont compris les années 90 et son spectacle de la violence déréalisée et accessible à tous (voir la K7 de la tuerie que le personnage d’O-Dog se repasse en boucle avec ses potes, comme s’il regardait un souvenir de vacances. On appelle ça une prémonition). La même qui fonde leur argument de vente et à laquelle ils opposent les conséquences au spectateur, anesthésié par son exposition prolongée à la brutalité de son époque. Vous êtes prévenus: Menace II Society n’est pas un ride, mais une ballade en drive-by-shooting. Il faut payer le prix pour se faire secouer les sens. C’est ce qui s’appelle donner le ton. Continuer de lire MENACE II SOCIETY: L’OUVERTURE QUI DONNE LE TON

TRAINING DAY: L’EPILOGUE DU LOS ANGELES DES 90’S

L’avantage d’être confiné chez soi, c’est qu’on se retrouve vite à court d’excuses pour remettre aux calendes grecques la « to-do list » qui s’alourdit traditionnellement de jour en jour et de pages en pages jusqu’au traditionnel reboot du Nouvel-An (« cette année, je me met au sport et j’achète des rideaux »). Comme la mise à jour de ce blog en sommeil léthargique depuis quelques mois, et qui … Continuer de lire TRAINING DAY: L’EPILOGUE DU LOS ANGELES DES 90’S

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LA FEMME-ENFANT CHEZ LUC BESSON

Il s’appelle Léon, et il a pas de gros camion mais un court-circuit dans le néon, et pour un peu, il aurait bien sa place dans un film de Bruno Dumont. C’est ce que nous dis le regard de cheval mort de Jean Reno et la relation étrange qu’il entame avec une gamine de 13 ans. Chez les autres c’est problématique, mais on le sait depuis La vie de Jésus et Confessions Intimes, dans ch’Nord c’est une coutume: ce n’est pas à New-York que Besson aurait tourner son film, mais à Outreau. Continuer de lire LA FEMME-ENFANT CHEZ LUC BESSON

MORT OU VIF: EASTWOOD ET TARANTINO CHEZ SAM RAIMI

Impitoyable, Mort Ou Vif et Kill Bill vol. 1 parlent de boxeurs et de boxeuses étouffées par l’angoisse à l’idée de (re)monter sur un ring sur lequel ils ne sont pas sûrs d’avoir leur place. Les trois films intimident le réel avec les légendes qu’ils commencent par édifier pour mieux les faire chuter. Car l’humain l’emporte sur les icônes après avoir investi son propre mythe. Continuer de lire MORT OU VIF: EASTWOOD ET TARANTINO CHEZ SAM RAIMI

UN DÉSIR NOMMÉ STEVEN

Soyons honnêtes : malgré tout l’amour vrai et véritable que l’on porte à son étude chiropratique sur la résistance du cartilage osseux à la pression en sens contraire, difficile d’imaginer un film qui serait spécialement pensé et conçu pour Steven Seagal, et rien que pour lui. Et par film on entend les vrais, ceux qui ressemblent (au moins de loin) à autre chose qu’à une apologie … Continuer de lire UN DÉSIR NOMMÉ STEVEN

ROLAND EMMERICH VOUS DÉTESTE.

Comme à chaque fois qu’un blockbuster me fait relativiser ce que je trouvais nul il y a 15 ou 20 ans, je m’impose une séance de remember pour m’assurer que je n’ai pas fantasmé un âge d’or où même la merde dégageait une petit odeur de mentholé. Ici, c’est la sortie de l’atroce Godzilla: King of monsters m’avait poussé dans les bras non pas des … Continuer de lire ROLAND EMMERICH VOUS DÉTESTE.

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WESLEY SNIPES: LE NOUVEAU MONDE DES ANNÉES 90

Wesley Snipes jouait pour l’amour de la scène et le souci du style qui n’a jamais été pris en défaut, ni été altéré par la variété de ses rôles. Parce qu’il ne faut pas oublier le principal : Wesley Snipes était cool. Méga cool même, tout en flegme suave et en prestance naturelle qui ne forçait jamais les dieux du swagg à bénir son étoile. Son binôme avec Woody Harrelson mettait le doigt sur le verdict sans appel rendue en faveur de la puissance Snipes : pour exister à ses côtés, il ne faut pas essayer d’être cool, mais tout faire pour ne pas l’être Continuer de lire WESLEY SNIPES: LE NOUVEAU MONDE DES ANNÉES 90