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POURQUOI REVOIR DIRTY DANCING AU CINEMA ?

Dirty Dancing est un film surement plus heureux et expressif quand il bouge que quand il parle (les répliques collent parfois un peu au palais, il faut l’avouer), et ça tombe bien il bouge beaucoup. Sur la piste du grand-écran, Dirty Dancing nous rappelle ainsi la raison de cinéma intemporelle qui se cache derrière le souvenir d’époque.  Continuer de lire POURQUOI REVOIR DIRTY DANCING AU CINEMA ?

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POURQUOI REVOIR LES GOONIES AU CINÉMA ?

La nostalgie qui habite les Goonies est aussi la notre. Celle qu’une génération Y maussade nourrit pour ce temps où le cinéma tendait des perches à notre imagination pour identifier la carte au trésor caché de Willy Le Borgne dans son Astoria de proximité. A cette époque lointaine où l’imaginaire de l’enfance se formait encore à l’extérieur, et pas à l’intérieur avec la rhétorique des écrans… Continuer de lire POURQUOI REVOIR LES GOONIES AU CINÉMA ?

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POURQUOI REVOIR BASIC INSTINCT AU CINEMA ?

Basic Instinct le thriller érotique posé sur le papier par Joe Eszterhas devient un duel de genre au sens mythologique du terme. Masculin et Féminin s’affrontent au plumard pour imposer leur suprématie dans des ébats sublimés par la lumière du compatriote hollandais Jan de Bont. Paulo peint les corps de ses acteurs tel un Michel Ange de la luxure avec le grand-écran pour plafond et la salle de cinéma en équivalent de la chapelle Sixtine.  Continuer de lire POURQUOI REVOIR BASIC INSTINCT AU CINEMA ?

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POURQUOI REVOIR LE SEIGNEUR DES ANNEAUX AU CINEMA

Plus de 15 ans après, la démocratisation du numérique a largement permis de banaliser les outils crées par Peter Jackson et son équipe au début des années 2000. Le logiciel Massive qui permettait à la caméra de balayer une armée de dizaines de milliers de soldats virtuels, les doublures numériques, la performance capture qui inventait la première performance d’acteur digitale avec Andy Serkis dans le rôle de Gollum… Tout ça pour manifester à l’écran les fantasmes qui sommeillaient dans l’inconscient collectif depuis plusieurs années. Le Seigneur des anneaux n’est pas sorti de nulle part : Peter Jackson a véritablement accouché les visions dantesques fantasmées par une génération nourrie à la culture pop sur tout ses supports. On se reconnaissait dans les films parce qu’on avait tous un jour rêvé de ce qu’on voyait sur l’écran, sans jamais oser espérer que quelqu’un le réaliserait un jour. Le Seigneur des Anneaux, Spiderman de Raimi, les Matrix… L’impossible a disparu des radars et des écrans depuis les années 2000. Continuer de lire POURQUOI REVOIR LE SEIGNEUR DES ANNEAUX AU CINEMA

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La guerre des mondes: Requiem pour un Massacre.

L’angoisse suprême, c’est de ne plus être en sécurité nulle part. C’est cette idée en vertu de laquelle La guerre des mondes a été perçu (à raison) comme un grand film post-11 septembre. Le danger peut venir de partout, nulle part où aller ni safe place dans lequel se réfugier : l’espace vital américain n’est pas compromis, il est littéralement anéanti. Tom Cruise a beau courir, fuir en avant est la seule option qui lui reste pour masquer son incapacité à influer sur le cours des choses. Continuer de lire La guerre des mondes: Requiem pour un Massacre.

De la sur-perception à la sous-participation: les cas Sherlock Holmes et Equalizer.

Equalizer et Sherlock Holmes, c’est toute la différence entre faire participer le public au fait en train de s’accomplir et le mettre devant le fait accompli, entre le rendre actif de son dispositif et le condamner à la passivité, entre jouer aux legos avec le personnage ou le regarder s’éclater tout seul. Continuer de lire De la sur-perception à la sous-participation: les cas Sherlock Holmes et Equalizer.

MISE A PRIX: JOE CARNAHAN ENTER THE VOID

Plus rien n’a de sens à la fin de Mise à prix. Ni les morts, ni les réponses fallacieuses à l’argument initial apportées par le twist, ni la rage du personnage de Ryan Reynolds. Juste un abime existentiel qui ne peut plus guère se raccrocher qu’à la destruction pure et simple d’un système fondé sur une dualité aussi irréconciliable que destructrice. Continuer de lire MISE A PRIX: JOE CARNAHAN ENTER THE VOID

FASTER: DWAYNE LE CIMMERIEN

Rarement le corps de Johnson fut aussi bien mis à contribution afin de caractériser son personnage. La démarche lourde et empressée, le corps saturé de tension nerveuse, le regard d’un buffle sous cortisone: le driver ne parle pas ou presque, il avance sans s’arrêter, et même la Mer rouge s’écarterait d’elle-même sur son passage si besoin. C’est ce qu’il n’a jamais réussi à incarner dans La momie: une force des temps obscurs libérée de so Continuer de lire FASTER: DWAYNE LE CIMMERIEN

SHEPHERDS AND BUTCHERS: LA PEINE DU BOURREAU

A l’instar de son personnage principal, Shepherds and Butchers assume de faire le procès d’un système à travers son affaire, et ne chope jamais autant le spectateur à la gorge que lorsqu’il cheville son point de vue à la parole de celui que l’on ne veut pas écouter. La prise se révèle trop lâche sur la longueur pour créer le malaise voulu, mais les étranglements sporadiques laissent néanmoins quelques traces sur la gorge. Continuer de lire SHEPHERDS AND BUTCHERS: LA PEINE DU BOURREAU

THE WIZARD OF LIES: LA CULPABILITÉ DES 1%

Barry Levinson met Madoff à niveau de son spectateur, mais Madoff refuse de s’asseoir à ses côtés. Il résiste en permanence au récit de sa chute tel qu’il devrait se dérouler, parce qu’il ne peut pas en écrire le scénario. Logique pour quelqu’un qui a passé sa vie à définir les règles du jeu de l’univers dans lequel il évoluait. Continuer de lire THE WIZARD OF LIES: LA CULPABILITÉ DES 1%