Article mis en avant

La guerre des mondes: Requiem pour un Massacre.

L’angoisse suprême, c’est de ne plus être en sécurité nulle part. C’est cette idée en vertu de laquelle La guerre des mondes a été perçu (à raison) comme un grand film post-11 septembre. Le danger peut venir de partout, nulle part où aller ni safe place dans lequel se réfugier : l’espace vital américain n’est pas compromis, il est littéralement anéanti. Tom Cruise a beau courir, fuir en avant est la seule option qui lui reste pour masquer son incapacité à influer sur le cours des choses. Continuer de lire La guerre des mondes: Requiem pour un Massacre.

De la sur-perception à la sous-participation: les cas Sherlock Holmes et Equalizer.

Equalizer et Sherlock Holmes, c’est toute la différence entre faire participer le public au fait en train de s’accomplir et le mettre devant le fait accompli, entre le rendre actif de son dispositif et le condamner à la passivité, entre jouer aux legos avec le personnage ou le regarder s’éclater tout seul. Continuer de lire De la sur-perception à la sous-participation: les cas Sherlock Holmes et Equalizer.

MISE A PRIX: JOE CARNAHAN ENTER THE VOID

Plus rien n’a de sens à la fin de Mise à prix. Ni les morts, ni les réponses fallacieuses à l’argument initial apportées par le twist, ni la rage du personnage de Ryan Reynolds. Juste un abime existentiel qui ne peut plus guère se raccrocher qu’à la destruction pure et simple d’un système fondé sur une dualité aussi irréconciliable que destructrice. Continuer de lire MISE A PRIX: JOE CARNAHAN ENTER THE VOID

FASTER: DWAYNE LE CIMMERIEN

Rarement le corps de Johnson fut aussi bien mis à contribution afin de caractériser son personnage. La démarche lourde et empressée, le corps saturé de tension nerveuse, le regard d’un buffle sous cortisone: le driver ne parle pas ou presque, il avance sans s’arrêter, et même la Mer rouge s’écarterait d’elle-même sur son passage si besoin. C’est ce qu’il n’a jamais réussi à incarner dans La momie: une force des temps obscurs libérée de so Continuer de lire FASTER: DWAYNE LE CIMMERIEN

SHEPHERDS AND BUTCHERS: LA PEINE DU BOURREAU

A l’instar de son personnage principal, Shepherds and Butchers assume de faire le procès d’un système à travers son affaire, et ne chope jamais autant le spectateur à la gorge que lorsqu’il cheville son point de vue à la parole de celui que l’on ne veut pas écouter. La prise se révèle trop lâche sur la longueur pour créer le malaise voulu, mais les étranglements sporadiques laissent néanmoins quelques traces sur la gorge. Continuer de lire SHEPHERDS AND BUTCHERS: LA PEINE DU BOURREAU

THE WIZARD OF LIES: LA CULPABILITÉ DES 1%

Barry Levinson met Madoff à niveau de son spectateur, mais Madoff refuse de s’asseoir à ses côtés. Il résiste en permanence au récit de sa chute tel qu’il devrait se dérouler, parce qu’il ne peut pas en écrire le scénario. Logique pour quelqu’un qui a passé sa vie à définir les règles du jeu de l’univers dans lequel il évoluait. Continuer de lire THE WIZARD OF LIES: LA CULPABILITÉ DES 1%

LEON MORIN, PRÊTRE: LE REGARD DE JEAN-PIERRE MELVILLE

L’impénétrable Belmondo n’offrant aucune ouverture à une quelconque présomption, chacun de ses faits et gestes devient un objet d’études pour l’héroïne et le public. Chaque ligne de fuite, chaque déplacement, chaque jeu d’ombres traduit en images et en découpage le véritable enjeu qui anim Continuer de lire LEON MORIN, PRÊTRE: LE REGARD DE JEAN-PIERRE MELVILLE

ET SI ON AVAIT RIEN COMPRIS A MICHAEL BAY ?

Ça n’a échappé à personne (du moins, à ceux qui ne se sont pas exilés sur une galaxie lointaine, très lointaine…) : 6 Underground, le nouveau Michael Bay est sorti. En l’occurence sur Netflix, qui arbore en la personne du padre des Transformers l’une de ses prises de guerre les plus significatives. Car on peut penser ce que l’on veut de l’œuvre de destruction massive du … Continuer de lire ET SI ON AVAIT RIEN COMPRIS A MICHAEL BAY ?